Poulet au cidre et aux champignons

Poulet au cidre et aux champignons ©cocineraloca.fr

La conjonction d’un rafraîchissement subit des températures, d’un dégât des eaux cette semaine et d’une absence de chauffage consécutive audit dégât m’a fait concocter ce poulet au cidre et aux champignons, histoire de me réchauffer un peu (15°C à l’intérieur d’un appartement, ça caille).

J’ai choisi de faire une sauce très courte, liée avec de la farine pour lui donner de l’épaisseur. (suite…)

Sablé du Pays d’Auge de Brigitte

Sablé du pays d'Auge ©cocineraloca.fr

Aujourd’hui, je vous présente une recette très spéciale : elle m’a été envoyée par une lectrice, Brigitte, qui m’a confié une recette transmise en famille de génération en génération. C’est une recette de sablé normand du Pays d’Auge que je ne connaissais pas du tout et qui est assez originale : sans œufs, il faut sabler un mélange de farine, de sucre et de très bon beurre qu’on tasse ensuite à la main pour former deux grands sablés.

Je remercie Brigitte pour cette immense cadeau : le partage d’une recette du patrimoine normand, en train de disparaître. (suite…)

Bouillie de sarrasin normande

bouillie de sarrasin normande ©cocineraloca.fr

Maintenant que la Chandeleur est passée, vous vous demandez ce que vous allez bien pouvoir faire du paquet de farine de sarrasin entamé qui traine dans votre placard ?
J’ai ce qu’il vous faut ! Une vieille recette normande, pas vraiment connue en dehors de la Basse-Normandie, j’ai nommé, la bouillie de sarrasin.

J’espère que le mot « bouillie » ne vous fait pas peur : associée dans l’imaginaire moderne des Français aux nourritures de l’enfance, les anthropologues pensent qu’il s’agit en fait d’une des plus vieilles recettes de cuisine de l’humanité, préparée depuis le Néolithique.
La polenta, tellement à la mode actuellement, n’est rien d’autre qu’une bouillie, dont elle a gardé l’étymologie latine puls.

Foufou d’Afrique équatoriale, polenta italienne ou bouillie de sarrasin, toutes ces préparations sont toujours consommées quotidiennement par des centaines de milliers de personnes dans le monde, et sont identiques dans leur préparation : on mélange une farine à un liquide, eau ou lait et on fait épaissir le tout sur une source de chaleur, en remuant constamment, jusqu’à obtenir la consistance désirée.

Revenons à la Normandie, que je vous explique ce que le sarrasin est venu faire dans notre cuisine. La Basse-Normandie a longtemps été une terre de culture du sarrasin et ce depuis le 15e siècle et au moins jusqu’au 19e siècle. Nourriture du pauvre, nourriture paysanne, le sarrasin, mangé sous forme de bouillie ou de galettes a longtemps assuré la pitance du paysan normand. On associe le sarrasin à la Bretagne, mais oh ! Surprise ! Quand on se penche sur les sources historiques, on apprend que la première mention qui en est faite, en 1460, concerne la ville d’Avranches. Vous comprenez maintenant pourquoi la bouillie de sarrasin est consommée en Normandie ? (suite…)

Douillons ou bourdelots aux poires

douillons ou bourdelots au poires ©cocineraloca.fr

Aujourd’hui, pas de crêpes ou de galettes chez moi pour la Chandeleur, mais une recette bien normande, les douillons ou bourdelots aux poires. C’est un dessert fermier qu’on fait aussi bien aux pommes qu’aux poires et que Guy de Maupassant a immortalisé dans une nouvelle célèbre « Le vieux ». Depuis le 19e siècle, la recette a évolué et on utilise maintenant de la pâte feuilletée, avant, on faisait plutôt une pâte brisée sucrée pour faire les bourdelots.

Si vous cherchez sur Internet, vous verrez que d’aucuns disent que le douillon c’est le mot utilisé pour les poires et bourdelot, pour les pommes. Que nenni : le mot « douillon » est employé en Haute-Normandie, tandis que les » bourdelots » ou même « bourdots » sont les termes usités en Basse-Normandie. Bref, c’est une question de patois, qui n’est pas tout à fait le même dans les deux régions. Chez, moi, en Basse-Normandie, ce sont donc des bourdelots. Nous avons aussi des bourdins, qui sont une espèce de tarte aux pommes, mais c’est une autre histoire… (suite…)

Le haricot « Petit carré de Caen », vous connaissez ?

haricot petit carré de Caen ©cocineraloca.fr

Moi, jusqu’au mois d’août, pas du tout, et pourtant, je suis caennaise.
Je les ai trouvés sur un étal du marché de la place St-Sauveur. La maraîchère m’a assuré qu’il s’agissait d’une variété très ancienne. Comme je suis curieuse, j’en ai acheté une poignée pour les goûter.
J’en ai parlé à ma mère qui s’est souvenue que mon arrière-grand-mère en vendait, parce qu’elle tenait une graineterie. (suite…)

Poulet au Neuchâtel, poireaux et cidre

poulet au neufchâtel ©cocineraloca.fr

J’ai profité de mes vacances en Normandie pour rapporter cidre, fromages, poulet de ferme etc.
Je vous propose aujourd’hui une recette bien normande, faite avec toutes ces bonnes choses, inspirée de celle que j’ai trouvée sur ce blog.
Je l’ai pas mal simplifiée, essentiellement parce que je n’ai pas de lave-vaisselle, et que je n’avais pas envie de laver des tas de casseroles à la main. (suite…)

Moules à la crème et au calva : une petite recette d’inspiration normande

Moules à la crème et au calvados ©cocineraloca.fr

La petite improvisation de dimanche dernier, juste parce que le poissonnier proposait des moules de bouchot à 5€ les 2 kg
J’avais de la crème crue au frigo, et en bonne normande, du calvados dans mon placard, donc voilà…

Si vous servez ces moules sans accompagnement hormis du pain, les proportions sont pour deux personnes. Si vous servez des frites autre chose avec, alors vous pourrez régaler 4 personnes avec deux litres de moules

Au fait : avant, les moules se vendaient au litre, pas au kg. Je suppose que la vente au kg a été imposée pour des raisons d’harmonisation européenne [?] C’est un peu idiot : un litre de moules « bien servies » comme le fait tout bon poissonnier qui se respecte… pèse 1 kg. Je me suis amusée à vérifier ça, il y a longtemps.

(suite…)

Sablés normands vrais de vrais !

Sablés normands ©cocineraloca.fr

Savez-vous que les sablés sont une spécialité authentiquement normande ?
Il parait qu’on en fabrique en Normandie depuis le 18ème siècle et on en trouve encore partout, soit produits par de petites boulangeries comme à Beuvron en Auge ou fabriqués par des biscuiteries artisanales, voire industrielles.

Si vous faites un tour en Normandie, ne ratez pas les sablés d’Asnelles ou testez ceux des petites boulangeries que vous croiserez sur votre chemin.

En revanche, on voit souvent dans les livres de cuisines une recette de « Sablés de Caen » à base de jaunes d’œufs durs qui sont sûrement délicieux, mais que je n’ai jamais, mais alors jamais vu en vente dans la bonne ville de Caen, ma ville natale.

Mais à quoi reconnaît-on un sablé normand ? (suite…)

Normandie fort et vert : œufs à l’oseille et à la crème

oeuf à l'oseille ©cocineraloca.fr

J’espère que vous ne vous êtes pas ennuyés pendant mon absence ?
J’ai encore des examens médicaux à faire et je suis en attente de traitement, donc je suis toujours très fatiguée, mais comme j’ai envie de bloguer, j’ai décidé de publier toute une série de recettes qui dormaient dans mes tiroirs.
Ne vous étonnez donc pas s’il y a des produits hors saison dans le tas, certaines recettes datent de plus d’un an.

J’ai parlé il y a quelque temps de l’oseille dans la cuisine normande, et j’ai donc décidé pour mon retour de vous proposer une recette typiquement normande, à savoir, les œufs à l’oseille et à la crème. Si vous pouvez, utilisez de la crème crue, c’est vraiment meilleur que la crème de supermarché.
J’ai fait un petit ajout personnel, à savoir une boîte de thon au naturel dans la sauce. Ça n’a rien de traditionnel, mais c’est super bon ! (suite…)

Fallue normande : notre galette des rois à nous !

fallue coupée

Pour l’Épiphanie, je vous propose une recette 100% normande, la fallue. Son nom vient du mot « falle » qui veut dire estomac en patois normand. On l’écrit parfois falue, les deux orthographes sont correctes.
Il s’agit d’une pâte levée agrémentée de beurre et de sucre, traditionnellement servie avec de la teurgoule dans les assemblées campagnardes mais aussi à l’occasion de la fête des Rois.
On la façonne en une longue brioche ovale, assez plate, et incisée sur tout le pourtour.

Quand j’étais enfant, à la cantine de mon école primaire, on nous servait de la fallue une année sur deux pour l’Épiphanie, et l’autre année c’était la galette feuilletée à la frangipane que tout le monde connaît.
À l’époque, je n’aimais pas la fallue, que je trouvais sèche et pas assez sucrée. Maintenant c’est le contraire, c’est la galette des rois qui ne passe plus, trop grasse, trop lourde, trop sucrée. Comme quoi…
Je vous conseille de manger la fallue tiède, peu de temps après l’avoir sortie du four, avec de la confiture. N’oubliez pas de mettre une fève à l’intérieur si vous la servez pour les rois ! (suite…)

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