Après cette débauche de dinde, foie gras, bûche etc. j’ai pensé qu’une soupe de légumes serait bienvenue. Celle-ci est liée en fin de cuisson avec un jaune d’œuf et de la crème, comme une blanquette, pour en faire un joli velouté. Elle doit sa couleur orangée aux légumes qui la composent : n’ajoutez pas le vert des poireaux et épluchez la courgette, sous peine d’en modifier et le goût, et la couleur. J’aime bien le petit goût anisé donné par le cerfeuil. (suite…)
Voici une recette simple à réaliser et très festive à la fois. Je la proposais à mes élèves quand je donnais des cours de cuisine pour cette raison. On peut d’ailleurs préparer la plupart des éléments à l’avance.
Je vous donne en fin de recette tous les petits trucs et astuces qui font le « plus » d’une recette.
J’en profite aussi pour vous parler du cerfeuil, une herbe que j’aime beaucoup et qui me semble un peu passée de mode : on la trouve rarement dans les recettes contemporaines et c’est bien dommage, son petit goût délicat rehausse pas mal de plats. Si vous l’aimez autant que moi, n’hésitez pas à agrémenter votre mesclun de pluches de cerfeuil, il s’en portera très bien !
Pour moi, ce plat a la saveur de l’enfance : ma mère avait inventé ce gratin sans fromage ni crème pour mon père, qui n’aimait pas ça. Avec le froid qui revient, c’est le moment de le faire ! Veillez à ne pas utiliser de lait écrémé : comme il n’y a pas de crème et de fromage, le gratin manquerait de moelleux. (suite…)
Je vous propose une petite recette sortie de mon imagination et que j’ai déjà réalisée deux fois tellement ça m’a plu ! A essayer absolument : l’amande grillée et la sauge donnent un goût très particulier à ces petits flans, c’est sucré et en même temps relevé par la sauge. Il faut impérativement griller la poudre d’amande, à la limite du cramé, mais sans faire cramer (à surveiller de très près) : c’est ce qui donne tout le goût.
J’ai servi mes flans avec du poulet en saltimbocca, mais je pense qu’avec un poisson ça serait très bien aussi. Je vous renvoie sur le blog d‘Elvira pour une recette de saltimbocca : je n’ai pas fait exactement la même qu’elle, mais je n’aurai pas le temps de poster ma recette, et la sienne à l’air bien sympa.
Pour l’anecdote, j’ai trouvé 12 petits moules pour faire les œufs en gelée aux Emmaüs pour…1 euro tout rond. Ils n’avaient jamais servi et se trouvaient dans leur emballage d’origine. Je les ai inaugurés avec cette recette. La présentation est très chic, mais hormis l’étape « poudre d’amande grillée » la recette ne présente aucune difficulté (suite…)
Comme promis, voici le dernier avatar de ma série de recettes mexicaines, après les conchas, la sopa azteca et le potaje, le mode d’emploi pour faire les tortillas de maïs.
Celle-ci n’ont rien à voir avec les horreurs qu’on trouve au rayon tex-mex des supermarchés français (jetez un œil à la composition sur le paquet, vous verrez). Déjà une tortilla c’est plutôt blanc, à la rigueur bleu si on utilise de la farine de maïs bleu, mais certainement pas jaune ! Ensuite c’est plutôt petit : entre 15 et 18 cm de diamètre.Le plus dur en France (ailleurs en Europe, je ne sais pas) c’est de trouver la farine ad hoc, c’est-à-dire de la farine de maïs nixtamalisée : le maïs est traité avec de la chaux et du citron vert, ce qui permet d’une part de façonner les tortillas et d’autre part cela renforce la teneur du maïs en je ne sais plus quelle vitamine, qui fait normalement défaut dans cette céréale. En espagnol on dit « Masa harina »
Je vous donne des liens et des adresses en fin de recette pour que vous puissiez vous en procurer. (suite…)
Voici la troisième recette mexicaine promise. Ensuite, je vous proposerai une leçon pas à pas pour faire de vraies tortillas.
A première vue, le mélange de saveurs peut paraître assez bizarre, mais le goût est finalement assez proche de nos lentilles au petit salé. Je vous propose cette recette du Yucatan parce qu’on peut trouver tous les ingrédients en France, et aussi pour montrer que contrairement aux idées reçues, dans les pays chauds, on mange plus souvent des féculents que de la salade, et c’est très bien comme ça ! (suite…)
Comme promis, voici la suite de mes recettes mexicaines. Emblématique de la cuisine du Mexique, cette soupe n’est pas vraiment originaire du Yucatan. Elle a toutefois l’avantage d’être faisable en Europe sans trop d’ingrédients compliqués à chercher.
Je vous donne des adresses, trucs et astuces en fin de recette pour faire « presque comme si vous étiez au Mexique »
Après la sauce tomate de Giovanna, voici un autre classique italien, à faire en fin de saison, quand on a des tomates dans son jardin, ou bien quand on a trouvé un lot à un prix défiant toute concurrence, à la fin du marché. On peut aussi faire ses tomates séchées avec des tomates cocktail ou des tomates cerises, pour utiliser en tapas ou sur des canapés.
Je ne donne pas de proportions, il n’y en a pas, c’est en fonction de la taille des plaques à pâtisserie. Prévoir des herbes aromatiques (origan, romarin, thym et laurier) en plus des tomates, et de l’huile d’olive.
Réalisation :
Préchauffer le four à 100°C. Laver les tomates et les couper en quartiers. Enlever les pépins et l’intérieur de chaque quartier à l’aide d’une petite cuiller. On peut récupérer tout ça pour faire une sauce, ou pour compléter les légumes mis à cuire dans une soupe.
Tapisser une plaque à pâtisserie (ou plusieurs, si on a un four à chaleur tournante) de papier cuisson. Disposer dessus les quartiers de tomates bien séparés les uns des autres, côté peau vers le bas. Saupoudrer de sel et d’une pincée de sucre.
Enfourner pour 3-4 heures, et laisser refroidir dans le four éteint. Je prépare mes tomates vers 19h, et j’éteins le four au moment de me coucher. Je récupère les tomates dans le four le lendemain.
Ranger les tomates dans un bocal en verre hermétique, en alternant avec une branche de romarin, de thym, d’origan et de laurier. Recouvrir d’huile d’olive. Conserver au frigo jusqu’au moment de consommer, et compter au moins 3 semaines, le temps que les saveurs se mêlent. Ça se garde facilement un an au frigo.
Comme promis, voici la recette de la sauce tomate de Giovanna. Giovanna est la mère d’une de mes amies, perdue de vue depuis un moment, mais qui m’avait donné cette recette, simple et bonne. Idéale pour assaisonner les spaghetti, authentiquement italienne, elle se prépare en deux temps trois mouvements, mais nécessite bien 40 min de cuisson.
Pour 4 personnes Ingrédients
1 petite boîte de tomates pelées (400g)
1gousse d’ail
3-4 branches de basilic
1 cuiller à soupe d’huile d’olive
sel, poivre
1 pincée de sucre
Réalisation
Peler et hacher la gousse d’ail, laver le basilic, ouvrir la boîte de tomates pelées. Faire chauffer l’huile d’olive à feu moyen dans une petite casserole. Sortir une à une les tomates pelées de la boîte, et les écraser entre les doigts au-dessus de la casserole, pour ne pas perdre le jus. Ajouter les tomates concassées au fur et à mesure dans la casserole. A ce stade, une personne normalement constituée éprouve le besoin de se laver les mains. Donc, se laver les mains et revenir de sitôt vers la casserole. Touiller si nécessaire. Ajouter l’ail haché et les feuilles légèrement déchirées de deux branches de basilic dans la casserole. Le reste du basilic servira au moment du service. Touiller, ajouter le jus resté dans la boîte de tomate, saler et poivrer, ajouter la pincée de sucre. Porter à ébullition, puis baisser le feu au maximum, et laisser compoter 40 min environ. Goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
Ajouter le reste de feuilles de basilic ciselées dans la sauce, et servir avec des spaghetti, saupoudrés d’un peu de parmesan râpé.
Attention : ne pas utiliser de tomates en conserve déjà concassées. Elles sont acides et ne donnent pas de bons résultats. Mieux vaut se salir les doigts, c’est le seul effort nécessité par cette recette…
Aujourd’hui je vous présente un classique de la cuisine italienne, le Vitello Tonnato. C’est un plat originaire du Piémont, et Pellegrino Artusi, auteur culinaire transalpin et illustre du 19ème siècle en fait déjà mention.
Traduit littéralement ça donne quelque chose comme « Veau thonné » ce qui n’est pas vraiment glamour. On pourrait intituler ce plat : Veau à la crème de thon, anchois et câpres pour faire plus chic. Simple et bonne, c’est la recette idéale pour recycler les restes d’un rôti de veau froid. On peut la servir à l’italienne, en secondo piatto après des pâtes, ou en petite entrée froide, au repas du soir avec une petite salade, au choix. Attention, en Italie, on classe le vitello tonnato en hors-d’œuvre !
La recette originale propose de braiser un rôti de veau uniquement pour faire la recette (en hors-d’œuvre, je vous le rappelle), et d’utiliser le fond de cuisson pour obtenir une consistance crémeuse mais vu le coût prohibitif du veau, je vous propose ma version spécial récup’ (suite…)
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