Makrouds aux dattes

 

Comme promis, voici la suite de mon plateau de pâtisseries algériennes.
Avant de vous lancer dans la recette, faites un tour ici, j’y ai recensé deux-trois trucs à savoir sur la pâtisserie algérienne, et vous y trouverez aussi la recette du sirop à mieller nécessaire pour imbiber les makrouds.
Une de mes collègues m’a beaucoup touchée en me disant qu’elle avait retrouvé le goût des makrouds de sa mère quand elle a goûté les miens. Je les cuis au four et j’utilise de la semoule fine, alors qu’on utilise d’habitude de la semoule moyenne. L’utilisation de jus et de zeste d’orange est totalement personnelle. On ne sent pas trop le goût de l’orange, mais cela donne l’acidité nécessaire pour contrebalancer le sucre des dattes et du sirop d’enrobage. (suite…)

Montecaos

 

Voici la première recette de mon plateau de pâtisserie algérienne, les autres suivront bientôt

Les montecaos, ces petits monticules poudrés de cannelle qui s’émiettent dans la bouche ont une histoire qui remonte au moins aux royaumes arabo-andalous. Réalisés initialement à base de saindoux en Espagne, ils comportent de l’huile une fois la Méditerranée traversée, et même, dans les versions modernes, du beurre.
Je vous donne la recette traditionnelle, avec un ajout personnel, le zeste de citron. Comme ces biscuits ne comportent pas une goutte d’humidité, le sucre ne se fondra pas dans la masse à la cuisson et on en sentira les cristaux sous la dent. Si vous n’aimez pas, utilisez du sucre glace à la place.

Pour 30 montecaos taille « petit four »

Ingrédients :
200g de farine
120 g de sucre en poudre ou sucre glace
10 cl d’huile de tournesol
Zeste râpé d’un citron
Cannelle en poudre

Réalisation :
Préchauffer le four à 180°C. Mélanger la farine, le sucre et le zeste de citron dans un saladier. Ajouter petit à petit l’huile pour obtenir une pâte suffisamment malléable pour façonner des boulettes. Il n’y aura peut-être pas besoin de toute la quantité d’huile. Façonner des boulettes de la taille d’une noix, et étirer la pointe en cône. Déposer les cônes sur une plaque à pâtisserie garnie de papier cuisson. Baisser la température du four à 120°C et cuire environ 12 min. Les montecaos ne doivent surtout pas dorer, sinon ils deviennent durs comme du caillou.
Les saupoudrer de cannelle à la sortie du four et laisser refroidir avant de mettre en caissettes.

Un dessert fait avec les fraises des bois du jardin de ma mère

fraises des bois 01 ©cocineraloca.fr

Je suis revenue de chez elle avec une petite barquette de fraises des bois, que j’ai transformées en dessert un tantinet régressif. Une base de meringue, de la chantilly à la vanille, et les fraises des bois piquées dedans, pour un mélange de texture et de saveurs : croquant et moelleux, sucré et acidulé.
A faire avec des framboises si vous n’avez pas de fraises des bois sous la main. (suite…)

Tarte hawaïenne à la patate douce et Haupia, zeste de combava

tarte haupia1 ©cocineraloca.fr

On m’a demandé la recette d’une tarte hawaïenne que j’avais apportée à une fête. Voici la recette pour ceux qui l’ont goûtée, et pour les autres aussi.

Le Haupia est un dessert traditionnel hawaïen, originellement à base de lait de coco et d’arrow root, cuit à la vapeur dans des feuilles de Ti (Cordyline fruticosa). La version moderne est faite à base de maïzena et cuit à la casserole. C’est un pudding assez ferme au lait de coco, qu’on sert normalement coupé en cubes.

La tarte ci-dessous est composée d’une couche de pâte brisée aux noix de macadamia, d’une crème de patate douce à la vanille, et de haupia parfumé au combava. Vous trouverez la recette originale ici, (en anglais). Je l’ai retravaillée à ma manière, en modifiant notamment les quantités de sucre et de beurre, souvent astronomiques dans les recettes américaines. L’ajout de combava est totalement personnel, je voulais relever le goût sucré de la patate douce avec une touche acidulée et parfumée. (suite…)

Dessert polynésien : Po’e banane

po'e 1 ©cocineraloca.fr

Comme promis, voici la première recette que j’ai ramenée de Polynésie. Je me trouvais dans une pension de famille, et j’ai supplié la cuisinière de bien vouloir faire des plats polynésiens et aussi, de m’accepter en cuisine pour voir comment elle faisait.

Un grand merci 🙂 donc à Betty, cuisinière à la pension Fare Maeva de Huahine, de m’avoir montré comment on fait le Po’e, mon dessert préféré, et aussi le poulet fafa (recette à suivre sur mon blog).
La recette est toute en photos, sans proportions exactes. En italique, mes conseils pour faire un Po’e en métropole, quand on n’a ni cocotier ni bananier sous la main !

Je n’ai pas pu photographier le résultat dans les assiettes, faute de lumière suffisante au moment du repas. J’ai donc refait un Po’e à Paris, et fait une jolie présentation pour vous montrer le résultat final.

Une dernière précision : on prononce Po-é en laissant un blanc entre les deux voyelles, comme si on détachait deux syllabes. Si on prononce les 3 lettres attachées (Poé) on dira le mot « perle » : c’est très joli aussi, mais ce n’est pas la même chose. !

 

Mise à jour du 16 mai 2016 : quand j’ai publié cette recette il y a bientôt 7 ans, j’ai respecté scrupuleusement les quantités données par Betty. L’usage courant en Polynésie, c’est plutôt « un bol d’amidon pour trois bol de purée de fruit » ce qui donne un po’e plus léger et ce sont les quantités que j’utilise aussi. Je n’avais jamais corrigé la recette par respect pour Betty, mais vu que c’est une des plus consultées de mon blog, je pense que la précision vous sera utile.

(suite…)

Biscuits à la farine de châtaigne (sans œufs)

biscuits à la chataîgne ©cocineraloca.fr

Mon kiné est allergique aux œufs. J’avais vu passer sur un blog des biscuits sans œufs à la farine de châtaigne et je lui avais promis de les faire. Manque de pot, j’ai été incapable de retrouver la recette en question. Voici donc une invention personnelle pour honorer ma promesse.
Je ne suis pas une pro de la farine de châtaigne, mais mes origines méditerranéennes m’ont fait mettre de l’orange confite et du pastis dans la pâte pour parfumer les biscuits. On peut mettre de l’anis en poudre à la place du pastis, mais je n’en avais pas sous la main.
Je n’ai pas cherché la sophistication dans la décoration de mes biscuits, mais on peut très bien étaler la pâte au rouleau et détailler les biscuits à l’emporte-pièce si on veut.
Il s’agissait d’une première et au goût je trouve ces biscuits un petit peu trop sucrés. Mon kiné, lui a trouvé que c’était bien. (suite…)

Faire une crème au chocolat avec juste 2 ingrédients, qui dit mieux ?

crème au chocolat ©cocineraloca.fr

J’ai inventé cette crème au chocolat un jour de grosse flemme : pas envie de casser des œufs pour me retrouver avec des blancs sur les bras, et pas envie non plus de sortir la balance pour peser de la Maïzena. Pour la faire, il suffit donc d’une boîte de lait concentré non sucré et d’une tablette de chocolat à cuire.
La texture finale est entre la crème « Danette » et la crème « Mont Blanc », assez liquide donc.
Je trouve qu’avec 55% de cacao, c’est un peu trop sucré à mon goût, il faudrait peut-être utiliser du chocolat à 65% de cacao, mais pas plus, vu que ma crème ne contient pas de sucre en poudre.
La même recette doit être faisable avec de la Pralinoise (Poulain) ou du chocolat blanc à cuire (Nestlé), mais je n’ai pas testé.
J’ai joué au concours « Gloria » avec cette recette, mais « oups » : il fallait créer des verrines et j’ai distraitement monté ma crème dans des ramequins de porcelaine… Tant pis pour moi !

Je vous livre la recette telle que relookée pour ce concours : avec badiane, poire au sirop et amandes effilées dessus. Pour la recette de base, il vous suffira d’enlever tout ça 😉

(suite…)

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