Plus loin que le paradis : bouchées coco au chocolat et noix de macadamia

Si vous avez suivi mes péripéties culinaires aux îles Samoa la semaine dernière, vous savez qu’il me restait de la noix de coco confite.
Je l’ai transformée en ces petites bouchées que les vahinés qui avaient tellement envoûté les révoltés de la Bounty n’auraient pas renié 😉
Si certains ingrédients vous semblent difficiles à trouver, je vous propose des produits de substitution en fin de recette.

Ingrédients pour 16 bouchées
16 noix de macadamia non salées
200 g de chocolat de couverture au lait
Pour la noix de coco confite :
1 c. à soupe d’huile
150g de sucre brun ou de sucre en poudre
10cl d’eau de coco (voir note)
2 c. à soupe de farine
4 c. à soupe d’eau
300g de noix de coco râpée

Réalisation
Noix de coco confite : Disposer dans une poêle l’huile et le sucre et mouiller avec l’eau de coco. Quand le sucre est fondu, ajouter la noix de coco. Veiller à bien enrober la noix de coco râpée avec le sucre fondu. Remuer régulièrement pour empêcher le mélange de brûler.
A part, mélanger l’eau avec la farine puis ajoutez au mélange de noix de coco. Bien remuer pour incorporer le mélange à la noix de coco. Continuer à cuire en remuant continuellement jusqu’à ce que le mélange soit sec et commence légèrement à caraméliser. Débarrasser le mélange dans un saladier et laisser refroidir. Conserver au frigo jusqu’à utilisation.
Faire griller les noix de macadamia quelques minutes dans un four préchauffé à 180°C, jusqu’à ce qu’elles prennent une jolie couleur dorée. Laisser refroidir.
Préparation des bouchées : séparer la noix de coco confite en 16 portions. Rouler chacune d’entre elle en boule et insérer une noix de macadamia à l’intérieur. Normalement, la noix de coco est très peu collante et se façonne facilement, si elle sort à peine du frigo. Remettre les bouchées au frigo le temps de préparer le chocolat fondu.
Faire fondre la moitié du chocolat coupé en morceaux au bain-marie, dans un récipient étroit et profond (pour faciliter l’enrobage). Attention, le fond du récipient ne doit pas toucher l’eau. Une fois fondu, sortir le récipient du bain-marie, et ajouté l’autre moitié du chocolat coupé en morceaux. Bien mélanger pour faire fondre tout le chocolat. Laisser refroidir quelques minutes en remuant de temps en temps : le chocolat  prend la consistance de la pâte dentifrice. Le remettre alors sur le bain-marie et remuer pour fluidifier le chocolat. Celui-ci est alors tempéré et gardera sa couleur brillante. Éteindre sous le bain-marie et tremper chaque bouchée une à une dans le chocolat, à l’aide d’une fourchette. Égoutter la fourchette sur le bord du récipient avant de déposer chaque bouchée sur une plaque garnie de papier cuisson.
Ces bouchées peuvent se conserver à température ambiante, mais prennent un petit côté croquant et frais bien sympathique si on les garde au frigo.

Si vous avez des difficultés à trouver les ingrédients :
Si vous n’avez pas la chance d’avoir un cocotier à portée de main, l’eau de coco se trouve au rayon surgelé des supermarchés asiatiques, et en cannettes au rayon boissons. A défaut, utiliser de l’eau additionnée d’une cuillerée à soupe rase de sucre mais surtout pas de lait de coco, qui n’a rien à faire dans cette recette.

J’ai utilisé de la noix de coco râpée surgelée, bien meilleure que la noix de coco sèche. Et ça se trouve également au rayon surgelé des supermarchés asiatiques. A défaut, humecter la noix de coco sèche d’une cuillerée à soupe d’eau chaude, mélanger et laisser reposer 10 min avant de faire la recette

Je trouve les noix de macadamia non salées dans une épicerie orientale, Sabah, au marché d’Aligre à Paris. On en trouve également mais salées au rayon biscuits apéritifs de certains supermarchés : dans ce cas, les dessaler sous l’eau froide et les sécher avant de faire la recette.
En désespoir de cause, utiliser des noisettes grillées.

Mardi Gras aux Iles Samoa : beignets fourrés à la noix de coco

Avez-vous déjà reconstitué la recette d’un plat que vous n’avez jamais goûté, ni même jamais vu en photo ? C’est ce qui m’est arrivé avec cette recette de beignets. J’ai lu la demande de The polynesian kitchen, qui cherchait la recette des « beignets allemands des Samoa, fourrés à la noix de coco ».
Un lecteur du blog en question a donné une recette, mais il s’agissait de petits pains cuits au four. Intriguée, j’ai farfouillé sur le net, et appris que ces beignets dataient de l’occupation allemande des îles Samoa. J’ai donc supposé qu’il s’agissait de ce que nous appelons les « Boules de Berlin » mais fourré à la noix de coco.
La curiosité aidant, j’ai surmonté mon aversion pour la friture et préparé ces beignets en m’inspirant de ce qui avait été indiqué sur The polynesian kitchen. Et j’ai obtenu des beignets moelleux et parfumés, pas gras du tout, avec un petit goût d’ailleurs. Si un lecteur ou une lectrice des Samoa veut bien me donner son avis sur la recette, ça serait super !

Je vous donne donc ma version ci-dessous et j’en profite à mon tour, pour lancer un appel : « Quelqu’un aurait une bonne recette de firi-firi, testée et approuvée? ». Ce n’est pas la peine de me donner ce qu’on trouve sur le net, j’ai déjà testé, ce n’est pas terrible. Mauruuru à qui me donnera la recette de sa maman, sa tatie ou sa sœur, pour les petits déjeuners du dimanche ! (suite…)

Un classique inusable : le Saint Honoré

St-Honoré rectangulaire ©cocineraloca.fr

Je voudrais commencer ce billet en remerciant ma cousine Nine, grâce à qui j’ai pu réaliser un vieux rêve : préparer un Saint-Honoré pour ma famille, pour le repas de Noël. Sans son aide, je n’aurai jamais pu préparer 4 gâteaux pour 37 personnes, merci Nine !

Réalisé à l’origine avec une crème Chiboust, le Saint-Honoré se trouve maintenant beaucoup plus couramment garni de crème Chantilly, essentiellement pour des raisons de règlementation sanitaire. La petite histoire raconte qu’il s’agit d’une création d’un pâtissier nommé Chiboust, qui officiait rue Saint-Honoré à Paris au 19ème siècle. Je ne sais pas si c’est vrai, mais l’histoire est jolie.

En tout cas, j’adore le contraste entre la pâte à choux, le moelleux de la Chantilly, et le croquant du caramel. Comme la plupart des chefs-d’œuvre de la pâtisserie française, ce gâteau doit être absolument frais du jour, et préparer à partir d’œufs, de beurre et de crème d’excellente qualité.

Je vous présente donc ma version, qui cache une couche de crème pâtissière à la vanille sous les volutes de la Chantilly. Je tiens cette recette d’un de mes anciens chefs pâtissiers, qui avait travaillé chez Dalloyau.

Ce n’est pas un gâteau techniquement difficile, mais il nécessite une fraîcheur absolue, et doit être mangé le jour de sa fabrication.
Comme il y a pas mal d’étapes de réalisation, il vaut mieux préparer la crème pâtissière et la pâte à foncer la veille et les conserver au frais jusqu’au dernier moment, histoire de ne pas se laisser déborder par le temps. (suite…)

Ebelskiver (ou Aebelskiver) au Nutella

Les Ebelskiver sont des petits crêpes en forme de boules d’origine danoise. Le fourrage au Nutella n’est pas vraiment traditionnel, mais c’est bon ! Pour pouvoir les faire, il faut une poêle spéciale garnie d’alvéoles.
Si la recette vous tente et que l’achat d’une poêle spéciale vous rebute, sachez que vous pourrez utiliser celle-ci pour faire des Takoyaki japonais (crêpes salées, et fourrées avec du poulpe, de la ciboule et du gingembre mariné) ou bien des Poffertjes hollandais.
Pour info, j’ai trouvé la mienne dans le magasin « Paris store » du centre commercial des Olympiades dans le 13ème arrondissement (Paris). Vu également une poêle à Poffertjes aux Galeries Lafayette Maison. On peut aussi trouver des plaques à Takoyaki en vente.sur le net, mais il faut fouiller. Mise à jour du 10/01/2021 : on en trouve maintenant sur Amazon.

Mon frère et ma belle-sœur adorent la culture japonaise et m’on demandé une poêle à Takoyaki pour Noël, ce qui me donne un bon prétexte pour leur proposer une autre utilisation avec cette recette. (suite…)

Le tour du monde en 232 recettes : Vakalavalava, gâteau fidjien de manioc au lait de coco

Vakalavalava ©cocineraloca.fr

Voici la dernière recette  des Iles Fidji que j’ai faite pour le tour du monde en 232 recettes de Mamzelle Gwen

Les sites fidjiens proposent de servir ce gâteau au petit déjeuner ou au goûter. Pour le mériter, je vous propose de dire le nom fidjien plusieurs fois de suite, et de plus en plus vite 🙂
J’ai trouvé ce dessert génial ! Dégusté à la sortie du four, le gâteau est légèrement caramélisé sur l’extérieur, et tout moelleux au milieu, sa texture rappelle celle des cannelés bordelais. Avec un petit café un peu amer, c’est très chouette. (suite…)

Charlotte carrée, chocolat blanc, chocolat noir

charlotte1 ©cocineraloca.fr

Quand j’ai mis au point cette recette, j’avais environ 16 ans, et c’était pour l’anniversaire de mon petit frère. C’est devenu pour lui « son gâteau » et je lui avait refait il y a 4-5 ans, à l’occasion de son passage chez moi, qui coïncidait presque avec son anniversaire. Je trouve qu’avec les copeaux de chocolat saupoudrés de sucre glace, cela fait un effet « Noël », et je le propose donc comme alternative à la bûche traditionnelle. (suite…)

Recettes de la fête des Morts, la première : flan coco

flan coco ©cocineraloca.fr

Hier, 2 novembre, jour des Morts, j’ai commémoré mes chers disparus autour d’un repas amical, comme je le fais chaque année depuis que mes proches ont commencé à s’en aller. Merci à tous ceux qui prennent la peine d’être présents ce jour là avec moi.

J’ai pris l’habitude de fêter mes morts autour d’un repas mexicain. Hier j’ai donc préparé des tamales au poulet et au mole poblano, du guacamole, une petite salade de piment doux et de tomates, un flan coco et le pain des morts.

Je commencerai par publier les recettes les plus rapides à faire (et à écrire aussi) : aujourd’hui le flan coco, ensuite le guacamole, et je finirai par les tamales, un vrai morceau de bravoure culinaire. J’ai déjà publié l’année dernière la recette du Pan de muerto, qui est ici.

Mon flan coco est d’une simplicité enfantine, on trouve la recette un peu partout sur Internet, je crois même qu’elle figure sur les boîtes de lait concentré du commerce. Si on utilise un pot de confiture de lait à la place du caramel, le temps de préparation ne doit même pas dépasser 10 min !
Je donne la recette simplement parce que j’ai pris la peine de faire une photo 🙂 J’ai ajouté des flocons de noix de coco sucrés sur le dessus pour faire joli. (suite…)

Gelée de pommes pour Dumè

gelée de pommes2 ©cocineraloca.fr

Dumè m’a demandé la recette qui accompagne la photo de gelée de pommes ci-dessous. Le hic, c’est que je l’ai faite il y a un an, et tout ce qui me reste de la recette, c’est un post it marqué « 850g de sucre au kilo de jus »

Donc je suppose que j’ai fait comme ça :
Lavé les pommes, les ai pelées et épépinées et mis les pépins et la peau dans un morceau de gaze. Mis le tout dans une casserole, et mis à cuire jusqu’à ce que les pommes soient cuites.
Installé mon égouttoir à nouilles (qui est sur pieds) dans un grand saladier. Déplié un torchon dans l’égouttoir et versé dedans le contenu de la casserole. Laissé égoutter toute une nuit, sans y toucher (si on presse la compote de pommes, la gelée sera trouble).
Le lendemain : Lavé les pots et les couvercles à l’eau bouillante, et tout retourné sur un torchon.
Récupéré le jus, l’ai pesé et remis dans une casserole. Pesé la dose de sucre correspondante et mis à cuire le tout jusqu’à ce que la gelée prenne. Combien de temps ? Mystère.

Pour savoir si la gelée est prise, verser quelques gouttes sur une assiette froide, et passer le doigt au milieu : si la goutte ne se referme pas, c’est prêt. Verser en pots, et fermer immédiatement. Renverser les pots au bout d’une dizaine de minutes en s’aidant d’un torchon pour les stériliser à chaud. Il faut vraiment attendre un peu, sinon la gelée est trop liquide, et ça coule hors du pot…

Je sépare les épluchures et les pépins pour pouvoir récupérer la pulpe de pommes, pour en faire de la pâte de fruits. Si vous n’avez pas cette intention, contentez-vous de laver et de couper les pommes en quartiers. Les épluchures et les pépins sont indispensables, c’est la pectine qu’ils contiennent qui fait prendre la gelée.

D’habitude, je suis plus précise, mais là… je ne sais plus combien de kilos de pommes j’ai bien pu utiliser. Et ne me demandez pas la recette des petits pains qui supportent la gelée, je ne sais pas non plus ce que c’est !

Pâtisserie algérienne, la fin : El Yasmina et les enveloppes algéroises

enveloppes algériennes ©cocineraloca.fr

Voici les deux dernières recettes de mon plateau, les enveloppes algéroises et el Yasmina (le jasmin). Je les ai prises ici et , et plutôt que de redire ce qui a déjà été écrit par les auteures du Palais des délices et de 1001 Saveurs, je vous livre mes commentaires sur la manière de faire. Vous trouverez sur les blogs cités l’illustration du façonnage en photos.
Je vous invite aussi à lire ici ce que j’ai écrit sur les trucs et astuces à savoir sur la pâtisserie algérienne avant de vous lancer dans ces gâteaux.

Ma première remarque concerne les mesures algériennes : on ne pèse pas en grammes, mais on utilise un contenant (verre, bol) avec lequel on mesure tous les ingrédients en volumes. Je n’aime pas cette méthode, parce qu’on ne sait jamais combien de gâteaux on va obtenir. (suite…)

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