Salade de thon cru à la tahitienne

salade de poisson cru ©cocineraloca.fr

Voici la seconde recette polynésienne promise. Le poulet fafa arrivera la semaine prochaine.

Il n’y a pas vraiment de proportions à cette salade, il faut simplement veiller à ce que tous les éléments soient en quantité égale pour un bon équilibre des saveurs. Je vous donne ma version pour 3-4 personnes. A vous d’ajuster les quantités en fonction de vos goûts personnels.
J’ai mangé des tas de versions de cette salade en Polynésie, avec de la tomate, sans tomate, avec du concombre, sans concombre, et même avec du chou blanc. Vous pouvez donc omettre un ou plusieurs de ces légumes, mais il vous faudra toujours de la carotte, un peu d’oignon, du thon (of course), du citron vert et du lait de coco. J’aime bien l’oignon nouveau, c’est pourquoi je vous en propose dans cette recette. lire plus…

La cuisine du triangle polynésien

chevrettes aux légumes © cocineraloca.fr

En attendant la recette de la salade de thon cru tahitienne et du poulet fafa,  et pour vous faire patienter, je vous propose quelques photos de plats que j’ai prises dans les divers restaurants où j’ai mangé, et une sélection de liens vers des sites culinaires du triangle polynésien : Hawaï, Rapa Nui (l’île de Pâques) et la Nouvelle Zélande.

poisson sauce vanille © cocineraloca.fr

Plus d’informations iciet là sur l’histoire de la Polynésie et ce fameux triangle.

L’aire linguistique polynésienne est maintenant juxtaposée avec celles des colonisateurs : anglais pour Hawaï et la Nouvelle Zélande, espagnol pour Rapa Nui (qui dépend du Chili), et français pour la Polynésie française. Les liens que je vous propose sont donc rédigés dans ces langues-là.

tartare de thon et frites © cocineraloca.fr

J’ai trouvé très peu d’informations sur la cuisine Rapa Nui, simplement une recette de Po’e (en espagnol) et aussi ce blog, toujours en espagnol (attention c’est mal fichu, il faut descendre avec la souris pour trouver l’article). Pour la Nouvelle-Zélande, je n’ai pas grand-chose. Les blogs hawaïens proposent de la cuisine polynésienne mais aussi des plats sous influence philippine ou japonaises. Je vous propose aussi deux blog anglophones avec des recettes polynésiennes, particulièrement des Samoa. Mention spéciale pour Panipopo, très bien expliqué et l’auteure est très sympa !

salade © cocineraloca.fr

Concernant Hawaï, depuis que mon blog préféré a fermé, j’ai eu du mal à trouver des liens intéressants. Essayez ici ou là ou  encore ici  ou alors  prenez la peine de fureter là. Tous les liens hawaïens sont en anglais.

Pour la Polynésie française, il y a le blog de la foodie, pas mal de recettes qui trainent sur Internet, mais à mon grand regret, ces dernières sont souvent copiées/collées d’un site à l’autre, et rarement testées. Soyez-donc prudent si vous les essayez, le résultat n’est pas garanti.

Edit du 16 novembre 2011 : depuis que j’ai écrit cet article, j’ai beaucoup enrichi mon blog de recettes polynésiennes testées et approuvées, vous les trouverez dans la catégorie « Polynésie » !

Bonne lecture !

Dessert polynésien : Po’e banane

po'e 1 ©cocineraloca.fr

Comme promis, voici la première recette que j’ai ramenée de Polynésie. Je me trouvais dans une pension de famille, et j’ai supplié la cuisinière de bien vouloir faire des plats polynésiens et aussi, de m’accepter en cuisine pour voir comment elle faisait.

Un grand merci 🙂 donc à Betty, cuisinière à la pension Fare Maeva de Huahine, de m’avoir montré comment on fait le Po’e, mon dessert préféré, et aussi le poulet fafa (recette à suivre sur mon blog).
La recette est toute en photos, sans proportions exactes. En italique, mes conseils pour faire un Po’e en métropole, quand on n’a ni cocotier ni bananier sous la main !

Je n’ai pas pu photographier le résultat dans les assiettes, faute de lumière suffisante au moment du repas. J’ai donc refait un Po’e à Paris, et fait une jolie présentation pour vous montrer le résultat final.

Une dernière précision : on prononce Po-é en laissant un blanc entre les deux voyelles, comme si on détachait deux syllabes. Si on prononce les 3 lettres attachées (Poé) on dira le mot « perle » : c’est très joli aussi, mais ce n’est pas la même chose. !

 

Mise à jour du 16 mai 2016 : quand j’ai publié cette recette il y a bientôt 7 ans, j’ai respecté scrupuleusement les quantités données par Betty. L’usage courant en Polynésie, c’est plutôt « un bol d’amidon pour trois bol de purée de fruit » ce qui donne un po’e plus léger et ce sont les quantités que j’utilise aussi. Je n’avais jamais corrigé la recette par respect pour Betty, mais vu que c’est une des plus consultées de mon blog, je pense que la précision vous sera utile.

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Iaorana Porinetia ! Une visite à Tahiti et ses île

Cocotiers

Voici un petit aperçu d’un des plus beaux endroits du monde, la Polynésie, où je viens d’avoir la chance de passer 15 jours de vacances.

Bon évidemment, je n’ai pas photographié les embouteillages à Papeete, ni les hôtels qui ferment en raison de la crise économique, ni les moustiques qui m’ont si gentiment souhaité bienvenue à Moorea 😉 : vous vous en doutez, le paradis sur terre n’existe pas vraiment. Mais si la vie n’est pas tous les jours rose, en Polynésie comme ailleurs, c’est le joli côté des choses que j’ai eu envie de vous montrer à travers ces quelques photos de vacances.

J’ai découvert la culture polynésienne il y a quatre ans, par hasard, et à l’époque, j’étais loin d’imaginer jusqu’où cela m’amènerait. Si vous aussi, vous voulez découvrir une grande culture, vous trouverez quelques liens  à la fin de ce billet, pour continuer le voyage.

Mauruuru roa à tous ceux qui m’ont si bien accueillie au fenua et à tous les polynésiens de Paris qui contribuent chaque jour à  me faire connaître davantage l’esprit maohi.

Et pour tous les gourmands, je publierai des recettes de Tahiti dans les semaines qui viennent 🙂 lire plus…

Interlude…..

côte amalfitaine © cocineraloca.fr

Blog en pause jusqu’à fin mai.

Je vous laisse avec ces deux rochers au bord de la côte amalfitaine à contempler tranquillement. A mon retour, des photos de l’autre bout du monde, exactement.

Culinairement vôtre,

La cocinera loca

PS : j’ai désactivé les commentaires jusqu’à mon retour

Le tour du monde en 232 recettes : le Panamá

ptlogotdm

A force de voir défiler les spécialités du monde entier sur les blogs, j’ai eu moi aussi envie de participer au tour du monde en 232 recettes de Mamzelle Gwen, et au tirage au sort j’ai eu le Panamá
J’ai de la chance, je lis l’espagnol, donc j’ai fureté directement sur les sites hispanophones pour trouver une petite recette à vous concocter. Après moult réflexions, j’ai choisi le Sancocho, le plat national et scrupuleusement suivi la recette donnée là : si vous parlez espagnol, lisez la recette, on y sent tout l’amour de l’auteur pour la cuisine. J’ai choisi cette recette parmi d’autres parce qu’elle ne nécessite pas trop d’ingrédients compliqués à trouver. Il existe des versions plus riches avec du maïs, du piment, de l’ail etc…
Ami panaméen, je sais : le sancocho de ta mère, de ta femme ou de ta fille est meilleur que le mien, et elles ne le font pas du tout comme ça ! Mais prends pitié de moi, et rappelle toi aussi que je ne fais que découvrir la cuisine de ton pays, avec toute les imperfections d’une personne qui ne s’y est jamais rendue. 😉
A tous mes autres lecteurs : je vous ai traduit la recette, et vous livre mes impressions et commentaires en fin de recette
Buen provecho !

 

sancocho ©cocineraloca.fr

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2nd World Ridvot Day : Ridvot en croûte de sel, crème au bleu

ridvot ©cocineraloca.fr

Aujourd’hui, pour la seconde journée mondiale du Ridvot,  je m’associe aux autres passionnés de ce légume et je vous propose cette recette.

La vogue est actuellement aux légumes oubliés, et s’il y en a un de réellement oublié, c’est bien le ridvot. Aucune mention dans les blogs les plus pointus, rien sur Wikipédia, et je crois que même le grand Alain Passard n’en a jamais proposé.
On en fait pourtant mention dans certains recueils médiévaux : Hildegard von Bingen l’évoque dans son Solutiones triginta octo quaestionum. On m’a signalé que le De re coquinaria, d’Apicius l’évoque également, mais n’ayant pas eu l’occasion d’avoir l’ouvrage entre les mains, je n’en sais pas plus.
Taillevent en propose une recette sous l’appellation « Panissée de ridvot » in : Taillevent, Le Viandier, Manuscrit de Sion. Bibliothèque cantonale du Valais, Sion, S 108 circa 1300

Voici la recette telle qu’on la trouve dans le manuscrit :
« Panissée de ridvot
Prenez tel ridvot comme vous voldrez. Panissez au sel menu
Saulce de lait de vache. Cuisiez votre formage que vous vourez, faitez bouilir et soit liant »

Je vous propose ci-dessous une interprétation moderne. J’ai choisi un fromage bleu et de la crème pour faire la sauce, pour faire un contrepoint hardi à la douceur du ridvot.

On ne trouve pas vraiment de ridvot dans les magasins bio, je vous conseille si vous voulez en goûter de le faire pousser dans votre jardin. Les associations de conservation de plantes anciennes et les conservatoires botaniques peuvent éventuellement vous fournir des graines. Le ridvot se cultive comme la betterave, et celui que vous voyez en photo provient de mon jardin.
Pour faire connaître ce légume, ou pour le découvrir, rejoignez le groupe qui existe sur Facebook et participez l’année prochaine au 3eme World Ridvot Day

Ridvot en croute de sel, crème au bleu

Pour deux personnes
1 ridvot d’environ 500g (ou deux petits de 250g), pour un service à l’assiette)
200 g de gros sel
200 g de farine
2 blancs d’œufs
eau
Pour la sauce
90 g de fromage bleu (bleu d’Auvergne, roquefort etc.)
2 grosses cuillerées à soupe de crème

Préchauffer le four à 180°C.
Préparer la pâte à sel : mélanger la farine et le sel, ajouter les blancs d’œufs et malaxer pour faire une pâte souple. Ajouter un peu d’eau si nécessaire. Laisser reposer 30 min au frais avant d’étaler la pâte au rouleau, sur 1 cm d’épaisseur
Peler le ridvot, le laver soigneusement, l’essuyer et l’enrober avec la pâte à sel. Souder la pâte autour du ridvot pour éviter les bulles d’air. Poser sur une plaque ou dans un plat à four, et enfourner pour environ 1h30. Baisser la température à 120°C si la pâte brunit trop vite.
10 min avant la fin de la cuisson, préparer la sauce : émietter le fromage bleu et le disposer dans une casserole avec la crème. Faire chauffer à feu très doux en mélangeant de temps à autre à la spatule. La sauce doit être homogène. Poivrer mais ne pas saler, le fromage l’est déjà.

Pour servir : fendez en deux la croûte et disposer une moitié de ridvot sur chaque assiette. Napper avec la sauce et servir immédiatement.

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