J’ai trouvé cette recette sur le blog Du fond de mes casseroles et je n’ai pas pu m’empêcher de la bidouiller à ma manière : j’ai ajouté des pépites de chocolat pour un résultat super gourmand et j’ai aussi modifié les proportions d’œuf et de liquide : les proportions proposées me semblaient donner un résultat trop sec, et l’ajout de jaunes d’œufs permet d’obtenir une mie plus filante. Mes testeurs ont apprécié et j’ai déjà réalisé 3 fois cette brioche ! (suite…)
Aujourd’hui, je vous propose le pain des morts qu’on mange traditionnellement au Mexique pour la Fête des morts, le 2 novembre c’est-à-dire demain. Il s’agit plus d’une brioche qu’un pain, et le goût me rappelle beaucoup la Mouna que nous autres pieds-noirs mangeons à Pâques, est-ce également un signe de résurrection ?
Il y a différentes formes, je vous propose la plus classique : les petits bâtons que vous voyez autour de la boule centrale symbolisent les os des défunts. Sur la photo, un pain des morts que j’ai réalisé il y a deux ans, quand je travaillais pour l’association Arômes et Saveurs. Nous avions organisé une exposition sur les fêtes des morts dans le monde et j’avais fait ce pain pour l’affiche de l’expo. Les têtes de morts (calaveras en espagnol) que vous voyez autour n’ont rien à voir avec les gadgets vendus pour Halloween : on les trouve partout au Mexique pour cette fête, tout comme de petites têtes en sucre qu’on croque d’une seule bouchée. (suite…)
Ne soyez pas effrayés par le titre, ce goûter n’est pas aussi sophistiqué à réaliser qu’il en a l’air !
Le labné n’est rien d’autre que du yaourt brassé égoutté, le combava un petit agrume qu’on peut remplacer par du citron vert et on peut très bien acheter une brioche toute faite. Le seul vrai boulot, c’est la compotée de courge spaghetti.
J’ai cogité ça pour le jeu « La citrouille c’est pas sorcier ! » de 750g.com. J’ai eu envie de tartines pour le goûter : l’automne annonce l’humidité, les jours gris, l’envie de rester au chaud au coin du feu. Je vous propose donc cette recette pour ces jours là.
J’aime bien la confiture de citrouille, qui rappelle celle de châtaigne, mais comme je ne suis pas vraiment bec sucré, j’ai voulu contrebalancer le poids du sucre en bouche avec un goût de frais en utilisant du labné et une note d’agrumes pour aciduler tout ça. J’ai utilisé de la courge spaghetti parce que je voulais jouer avec l’aspect »vermicelle » de cette dernière. (suite…)
Comme promis, voici le dernier avatar de ma série de recettes mexicaines, après les conchas, la sopa azteca et le potaje, le mode d’emploi pour faire les tortillas de maïs.
Celle-ci n’ont rien à voir avec les horreurs qu’on trouve au rayon tex-mex des supermarchés français (jetez un œil à la composition sur le paquet, vous verrez). Déjà une tortilla c’est plutôt blanc, à la rigueur bleu si on utilise de la farine de maïs bleu, mais certainement pas jaune ! Ensuite c’est plutôt petit : entre 15 et 18 cm de diamètre.Le plus dur en France (ailleurs en Europe, je ne sais pas) c’est de trouver la farine ad hoc, c’est-à-dire de la farine de maïs nixtamalisée : le maïs est traité avec de la chaux et du citron vert, ce qui permet d’une part de façonner les tortillas et d’autre part cela renforce la teneur du maïs en je ne sais plus quelle vitamine, qui fait normalement défaut dans cette céréale. En espagnol on dit « Masa harina »
Je vous donne des liens et des adresses en fin de recette pour que vous puissiez vous en procurer. (suite…)
Concha, en espagnol, ça veut dire coquillage. C’est comme ça qu’on appelle les coquilles St-Jacques, et c’est aussi le nom de ces petites brioches mexicaines parfumées au zeste d’orange. Ayant fait un petit tour au Mexique au mois de mai, j’ai eu envie de refaire ce que j’avais vu là-bas. A faire sur deux jours pour avoir une brioche bien levée et moelleuse. (suite…)
J’ai réalisé il n’y a pas longtemps un gazpacho pour un pique-nique. Ca devait faire au moins 15 ans que je n’en avais pas fait et pour me remettre les choses en mémoire, je suis allée mettre le nez dans mon bouquin de cuisine andalouse : « Cocina andaluza » d’Ana Maria Calera et là, pas moins de 8 recettes de gazpacho ! Pour faire le mien, j’ai pioché un peu partout et donc voilà pourquoi il s’agit d’un remix.
A faire pour profiter des derniers jours de l’été (si vous avez de la chance) ou à mettre de côté pour l’année prochaine.
Pour environ 1,5 litre de Gazpacho
Matériel spécifique : un blender (de préférence), ou un mixeur
Ingrédients
6 tomates bien mûres
1 concombre
1 poivron rouge
1 oignon doux
1 gousse d’ail
1 tranche de pain rassis mise à tremper dans l’eau (type pain de campagne avec une mie serrée)
1 cuillerée à café de paprika
1 cuillerée à soupe de mayonnaise
1 cuillerée à soupe de vinaigre de Xéres (ou autre, mais pas de balsamique)
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive de bonne qualité
sel, poivre
eau
Pour servir : concombre et poivron coupés en petits dés, pain grillé coupé en cubes
Réalisation :
Inciser les tomates en croix, les plonger dans l’eau bouillante quelques minutes pour pouvoir les peler facilement. Peler les tomates, peler le concombre, éplucher l’ail et l’oignon, enlever les pépins et la queue du poivron. Couper en gros morceaux, et mettre le tout dans un mixeur ou un blender avec la tranche de pain bien essorée. Mixer. Ajouter le paprika, l’huile, le vinaigre et la mayonnaise, mixer à nouveau. Si le mélange est trop épais, ajouter de l’eau et mixer à nouveau. Passer le tout au tamis ou au chinois, diluer avec de l’eau pour obtenir la consistance désirée, saler, poivrer et mettre au frais au moins deux heures.
Servir dans des bols avec les dés de concombre, de poivron et de pain que chacun ajoutera à sa guise dans son assiette.
Les quantités de vinaigre et d’eau sont à adapter en fonction du goût personnel. La version que je donne est assez douce en vinaigre, donc assez passe-partout.
Le plus fastidieux c’est de tamiser le gazpacho. Quand j’étais petite, on pouvait trouver en Espagne un gazpacho assez vert. Le goût français tirant plutôt vers le rouge, je vous propose une version avec des poivrons rouges, les recettes de mon bouquin proposent plutôt d’utiliser du poivron vert.
Source : traduit et adapté de « Cocina andaluza » d’Ana Maria Calera, éditions Everest 1990 (6ème édition)
Pour 4 à 6 personnes
Préparation 15 min
Cuisson 15 min
Ingrédients
300g de foies de volaille
2-3 anchois
½ verre de câpres au vinaigre égouttées (environ 40g)
15 cl de vin blanc
10 cl de sauce tomate (type « passata » ou « monoprix bio »)
60g de beurre
½ oignon
Huile d’olive
Sel, poivre
Réalisation
Laver les foies, enlever le fiel si le volailler ne l’a pas fait. Couper l’oignon en petits morceaux. Faire dorer les foies de volaille dans l’huile. Ajouter l’oignon. Baisser le feu, quand les oignons commencent à ramollir ajouter le vin blanc, saler poivrer.
Laisser le vin presque évaporer et ajouter la sauce tomate. Laisser cuire encore 2-3 minutes.
Mettre les câpres et les anchois dans un mixer, hacher grossièrement. Ajouter les foies sans la sauce, et mixer encore légèrement. Sortir la purée de foies du mixer et ajouter à la cuiller un peu de sauce tomate avec les oignons et mélanger. Ajouter enfin le beurre en petits morceaux au mélange encore tiède, mélanger encore. Goûter, saler et poivrer si nécessaire.
Réserver au frais jusqu’au moment de servir.
Somptueux sur du pain de campagne grillé. Il s’agit d’une adaptation des crostini aux foies de volaille qu’on prépare en Toscane. Ce pâté se congèle très bien et se réalisait à l’origine en écrasant les foies à la fourchette : l’emploi du mixer n’est pas indispensable. A la fourchette, on obtient une texture plus rustique et c’est ce que je préfère. Je n’utilise le mixer que quand je dois préparer de grandes quantités.
Les foies vendus en boîte au supermarché n’ont plus le fiel.
Chez les pieds-noirs, pas de fête de Pâques sans Mouna et je suis d’origine pied-noire, donc… voici deux recettes, une à la levure, très classique et l’autre au levain naturel, plus longue et qui réclame plus d’attention, mais désormais, je ne fait plus mes Mounas qu’au levain, le résultat est bien supérieur (mais on ne dort pas beaucoup)
J’avais publié il y a bien longtemps sur le web une recette de mouna (vous la trouverez sur le forum aufeminin.com) ainsi que sur le site d’Arômes et Saveurs, quand je travaillais pour cette association. Pour cette dernière publication, j’avais écrit un petit topo sur l’origine et la légende de la mouna, que j’ai retrouvé ensuite copié/collé sur des forums et des sites, sans mention de la source. Donc comme j’ai la flemme de réécrire un texte, je ne vois pas pourquoi je ne ferai pas moi-même une copie de ma prose, en espérant que mes copieurs ne viennent pas m’accuser de plagiat !
Donc voici l’histoire qui accompagnait la recette à la levure : La Mouna, c’est la brioche de Pâques des pieds-noirs oranais. Originaire d’Espagne, il s’agit de la Mona ibérique, bien qu’une légende pied-noire attribue son origine à un certain général Mouna. Les quantités indiquées sont importantes et correspondent à environ 4 belles mounas, parce qu’il est d’usage d’en donner à sa famille, ses voisins, ses amis. Rien ne vous empêche de diviser les quantités par deux, ou de congeler une ou deux mounas. Traditionnellement faite à la main, vous pouvez bien sûr la réaliser en machine à pain, si vous en avez une. Mais dans ce cas, roulez la en boule et faites-la cuire au four, saupoudrée de sucre en grains ou de morceaux de sucre brisés. On en fait de plus petites pour les enfants, garnie d’un oeuf au milieu. En cuisant l’oeuf devient dur. La vraie Mouna est assez dense, et plus sèche qu’une brioche au beurre parisienne, tous les pied-noirs vous le diront. Pour plus de moelleux, remplacez l’eau par du lait, mais ça ne sera pas pareil !
Et en 2008, j’ajoute: c’était une brioche de pauvre, avec de l’eau, pas du lait, et de l’huile pas du beurre, d’une part à cause du prix, et d’autre part parce qu’avec la chaleur, ça se conservait mal (pas de frigos à la fin du 19eme et au début du 20ème siècle).
Pour continuer dans les souvenirs et les anecdotes : ma grand-mère me racontait qu’on mettait les mounas à lever dans le lit, sous l’édredon, qui était l’endroit le plus chaud de la maison.
Ma sœur qui vit à Los Angeles, fait comme moi ses mounas pour Pâques, pour nous c’est plus important que les œufs en chocolat. Enfant je détestais l’œuf planté au milieu de ma mouna, mais j’ai infligé le même supplice à mon petit neveu l’année dernière, rien que pour perpétuer la tradition !
Et pour finir, après moultes discussions avec des amis du pourtour de la Méditerranée, on fait aussi des brioches avec un œuf en Corse, on m’a dit que ça se faisait aussi au Portugal, et en Croatie on fait aussi une brioche pascale. Comme quoi, on croit détenir une tradition unique, et en fait, on est pleins à la partager.
Ingrédients :
Pour le « levain à la levure »
40 g de levure de boulangerie fraîche
125 ml d’eau
3 cuillers à soupe de farine prélevées sur les 1 kg
Pour la pâte
400 gr de sucre
1 kg de farine
10 g de sel
120g d’huile
1 zeste râpé de citron
1 zeste râpé d’orange
30 ml de rhum
3 cuillers à soupe de fleur d’oranger
8 jaunes d’oeufs
Anisette à diluer dans l’eau (voir recette pour le dosage)
1 jaune d’œuf pour dorer
Sucre en grains ou morceaux de sucre brisés pour décorer.
Réalisation
Mélanger la levure émiettée, 125 ml d’eau et 3 cuillers à soupe de farine
Laisser lever une heure au tiède, dans un récipient couvert.
Mesurer 475 ml de liquide pour obtenir un TH de 60% en procédant comme suit : verser les jaunes d’œufs dans un verre mesureur, ajouter les 3 cuillers à soupe d’eau de fleur d’oranger, 30 ml de rhum, un peu d’anisette et compléter avec de l’eau jusqu’à atteindre les fameux 475 ml.
Sur le plan de travail ou dans un grand saladier, verser le restant du kilo de farine, 400 g de sucre, 10 g de sel, les zestes râpés des agrumes. Creuser une fontaine au centre et verser les 475 ml de liquide, l’huile et le « levain à la levure ». Amalgamer petit à petit la farine pour obtenir une boule. Ajouter éventuellement un peu d’eau si la pâte est trop sèche, ou un peu de farine si elle est trop molle. Pour ajouter de l’eau sans détremper la pâte, je me mouille simplement les mains, ça permet un dosage subtil du liquide sans se prendre la tête à faire de savants calculs.
Pétrir 15 min pour obtenir une boule élastique. Couvrir et laisser lever jusqu’à ce que la pâte double de volume.
La pétrir à nouveau quelques instants pour la dégazer et diviser la pâte en 4, former des boules, planter des oeufs au milieu à ce moment-là, si vous aimez ça. Laisser lever directement sur les plaques de cuisson farinées ou chemisées de papier cuisson, le tout recouvert d’un torchon.
Quand la pâte a doublé de volume, préchauffer le four à 180°C. Fendre le dessus des mounas en croix avec des ciseaux, badigeonner de jaune d’œuf battu, saupoudrer de sucre et enfourner. Laisser cuire 45 min. environ (couvrir au bout de 15 min avec du papier aluminium si cela brunit trop vite)
Les restes passés au grille-pain sont excellents pour le petit déjeuner.
Si vous n’avez pas d’anisette, vous pouvez remplacer par du pastis ou de l’eau d’anis (grains d’anis broyés laissés à infuser dans de l’eau chaude). Ne supprimez aucun des ingrédients qui parfument la pâte, c’est cela qui donne son goût inimitable à la mouna.
On peut effectuer toute l’étape mélange et pétrissage au robot type Kenwood, ou en machine à Pain
Temps de préparation environ 1h
Levée : 2h + 2h + 6h (je prépare tout la veille au soir, et pour la dernière levée, ça se fait pendant la nuit, je cuis le matin, en me levant aux aurores)
Cuisson : 40 à 50 min.
Ingrédients pour deux mounas moyennes
150 g de levain rafraîchi de la veille (soit 75g de levain chef rafraîchi avec 35 g de farine + 35 g d’eau)
425 g de farine de gruau
100 g de sucre
4 jaunes d’œufs + 1 œuf entier
60 g d’huile neutre (tournesol) PAS DE BEURRE !
1 cuiller à café de sel
Zeste râpé d’une orange
Zeste râpé d’un citron
Eau de fleur d’oranger
Anisette
Rhum
Eau (pour ces 4 derniers ingrédients, lire la recette pour le dosage)
Pour décorer : un jaune d’œuf, sucre en poudre.
Réalisation
Mélanger les 150 g de levain avec 50g de farine, et laisser lever 2 heures au chaud. Rafraîchir à nouveau avec 50g de farine, laisser encore lever 2 heures.
Verser les 4 jaunes + l’œuf entier dans un verre mesureur, compléter avec de l’eau, de l’eau de fleur d’oranger, un peu d’anisette et de rhum pour obtenir 230 ml de liquide (pour les pros de la boulange, le TH est de 60% levain compris). Pour le dosage, l’eau est majoritaire, ensuite je mets un petit peu de chaque parfum à l’oeil pour avoir un dosage des arômes équilibrés.
Pour les étapes suivantes, j’indique le mode opératoire pour un pétrissage à la main, mais une machine à pain programmée sur « pâte » ou un pétrin type Kenwood fait ça très bien à notre place.
Dans un saladier ou directement sur le plan de travail, mélanger le sucre, les 325g de farine restant, le sel et les zestes râpés d’orange et de citron. Creuser une fontaine au centre, y verser le levain, le mélange d’œufs, l’huile et mélanger à la main pour faire une boule. Pétrir ensuite sur le plan de travail fariné environ 15 min. En fin de pétrissage, la pâte est élastique et tiède sous la main. Former alors deux boules, les poser très espacées sur des plaques de cuisson (planter un oeuf à ce moment là si on en a envie), recouvrir d’un torchon et laisser lever à température ambiante au moins 6h (si je suis crevée et que le lever à 6h du matin est trop dur, j’ajoute une 1h de levée, ce n’est pas dramatique pour une pâte au levain). Le lendemain, allumer le four pour préchauffage à 180°C à peine sortie du lit. Pendant que ça préchauffe, préparer la cafetière, ça réconforte, mettre les tartines dans le grille-pain, et à l’aide d’un pinceau, badigeonner chaque mouna d’un peu de jaune d’œuf délayé dans de l’eau. Saupoudrer abondamment de sucre en poudre et enfourner dans le four préchauffé à 180°C pour 40 à 50 min. de cuisson. Pendant ce temps prendre le petit-déjeuner en bullant tranquillement, on l’a bien mérité !
Erratum. 20 mars 2008 : je suis en train de préparer mes mounas, et je me suis aperçue d’une erreur dans ma recette : lire pour obtenir 230 ml de liquide. Je m’étais trompée et avais écrit 275 ml ce qui est beaucoup trop ! C’est rectifié, j’espère qu’il n’est pas trop tard pour vos mounas.
En visitant La Cocinera loca, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus
Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.