pot au feu ©cocineraloca.fr

Voici ma contribution à l’appel du pot au feu lancé par Requia. J’adore ce plat qui est à la fois simple à faire, économique, diététique et dont les restes peuvent être recyclés en hachis parmentier ou en potage aux vermicelles.

La recette vient de ma maman, et évidemment, c’est le meilleur pot au feu du monde! Son secret ? Une cuisson très longue, 8h au moins. Le mieux étant de le préparer la veille pour le lendemain.
Quand j’étais petite, à partir du même plat, chacun faisait sa tambouille personnelle dans son assiette : servi avec ou sans bouillon, avec de la moutarde ou des cornichons, du gros sel… et le must, pour moi, (je continue à pratiquer), c’était d’écrabouiller tous les légumes à la fourchette, patates comprises, d’effilocher la viande, d’ajouter la moutarde et de recouvrir de bouillon. Pas très présentable, mais au combien savoureux.

Ce plat à un seul inconvénient à mes yeux : il n’est pas très photogénique….La photo est donc ce qu’elle est, et encore je vous ai épargné la mixture telle que consommée par moi

A préparer 24h à l’avance
Matériel nécessaire : un grand faitout d’au moins 8 litres

Ingrédients pour 4 personnes
Viande de bœuf : un morceau de gîte-gîte, un morceau de macreuse, un morceau de plat de côtes (compter environ 1,5 kg si vous voulez faire ensuite un hachis parmentier)
Os à moelle : suppliez votre boucher pour en avoir plusieurs
4 belles carottes
2 navets
2 blancs de poireaux
2 oignons
1 bouquet garni (persil, laurier, thym, le tout serré et ficelé dans une feuille de poireau)
2 clous de girofle
Gros sel
Pommes de terre pour servir

Réalisation
Parer la viande et la couper en gros morceaux. Laisser le plat de côtes entier, avec l’os, c’est impossible à couper. Disposer la viande dans le faitout, recouvrir très largement d’eau (au moins 4 litres). Peler les navets en prenant soin d’enlever les deux peaux (sinon ils seront amers) ainsi que les carottes, les laver, les couper en gros morceaux et les ajouter dans le faitout. Fendre les poireaux en croix, couper les racines, laver à grande eau, et envoyer itou, une fois coupés en deux ou trois tronçons, dans ma marmite. Peler les oignons, les piquer de clous de girofle, et laissez les rejoindre leurs camarades dans le grand bain, ainsi que le bouquet garni. Saler au gros sel. Allumer le feu, et porter le tout à ébullition. Baisser dès que l’ébullition est atteinte, ajouter les os à moelle et laisser mijoter de 5 à 8h à feu frémissant. Si le bouillon réduit trop vite, ajouter un peu d’eau de temps en temps. L’idéal étant de préparer le pot au feu vers 14h, et d’éteindre sous le feu au moment de se coucher : c’est ce que fait ma mère, et moi aussi. Laisser tranquillement refroidir sur la gazinière pendant la nuit. Le lendemain matin, la graisse aura figé sur le pot-au-feu. L’enlever à l’aide d’une écumoire, pour obtenir un pot-au-feu goûtu et parfaitement dégraissé. Remettre à chauffer à petit feu jusqu’au moment du repas.
Servir avec des pommes de terre cuites à part, des cornichons, de la moutarde, de la Savora, du gros sel, des tartines de moelle etc…

Le gîte-gîte appellation courante quand j’étais gamine et devenue maintenant « gîte de boeuf ». Est-ce que c’est parce que ça fait plus chic ?

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