Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui pas de recette chez la Cocinera loca, mais une balade à la foire de Caen, ma ville natale parce que je veux vous présenter l’invité d’honneur, j’ai nommé l’île de Pâques.

Avant de vous parler de l’invité d’honneur et des cultures polynésiennes, je vais vous présenter la foire en deux trois phrases.

Si vous n’êtes pas normand, peut-être n’avez-vous jamais entendu parler de notre foire de septembre. C’est dommage, c’est la 4ème en termes de fréquentation en France. Pas mal pour une ville de 120000 habitants, non ?

Quand j’étais enfant, c’était la grosse sortie de l’automne. Pour les parisiens essayez d’imaginer un mélange entre la foire de Paris et le salon de l’agriculture, le tout agrémenté d’une allée de bonimenteurs vendant des produits miracles.
Et pour couronner le tout, des vendeurs de beignets et de barbe à papa, des tavernes vendant cochon de lait grillé et choucroute.
Ce qui me plaisait le plus, c’était de découvrir le pays invité et les babioles « souvenirs » qui prolongeaient cette découverte.

concours de charolais à la foire de Caen 2012

Je me suis amusée à calculer avec ma mère, je crois que ça faisait au moins 15 ans que je n’avais pas mis les pieds à la foire de Caen. Quand j’ai su que Rapa nui (l’île de Pâques) et les cultures du Pacifique sud étaient à l’honneur, j’ai programmé un week-end en famille pour aller faire un tour à la foire.

Ça n’a pas beaucoup changé depuis mon enfance, hormis que l’exposition consacrée à l’invité se tient sous une structure à part.
Comme toutes mes photos ne tiennent pas sur ce blog, je vous invite à visiter ma page facebook pour y voir l’album « Rapa Nui, peuples et mystères du Pacifique » si vous voulez tout voir. N’oubliez pas de cliquer sur le bouton « j’aime » !

Alors venons au fait : l’expo est de très grande qualité pour une foire grand public. On y présente en effet l’histoire du peuplement du Pacifique par les polynésiens puis les découvertes des grands navigateurs, ensuite on présente les mutins de la Bounty dans une reconstitution du bateau très réussie.


Après, on visite une salle avec une reproduction du Kon-Tiki et on présente toutes les théories occidentales sur la colonisation du Pacifique Sud par les polynésiens. J’ai énormément apprécié le soin apporté à démonter les clichés et les stupidités qu’on nous sert habituellement là-dessus. C’est vraiment de la vulgarisation de qualité.

Après, le top ! La salle consacrée à Rapa nui, l’île de Pâques et à son histoire. Dans la salle, vous pourrez rencontrer la conteuse Céline Ripoll, venue tout droit de Rapa Nui avec son compagnon Varua Nahoe. Ils y présentent (et vendent) un artisanat pascuan vraiment très beau. Varua sculpte dans la salle et Céline dédicace ses livres entre deux prestations sur scène.

Céline raconte à intervalles réguliers des histoires polynésiennes dans la salle de spectacle où vous pourrez voir aussi la troupe de danse tahitienne Aloha Tahiti, menée par Terii Taputu.

Pour revenir à la salle consacrée à Rapa nui, il y a de très belles sculptures en bois, des explications sur la façon dont les habitants de l’île ont déplacé les Moai et des reproductions spectaculaires de Moai.
Là encore les théories stupides sur les pascuans sont patiemment et clairement démontées.

On présente ensuite et j’ai adoré, le merchandising et les objets dérivés liés aux cultures polynésiennes et aux rêves qu’ils véhiculent dans l’imaginaire occidental.
Il y a une Barbie et un Elvis hawaïens qui m’ont bien fait rigoler.


La visite se clôt par deux belles expositions photos, l’une sur l’île de Pâques et l’autre sur le surf à Hawaï.


Il faut tout de même que je vous parle du gros point noir : la quasi absence de stands de produits polynésiens.
Hormis un tatoueur, une vendeuse de perles et un sculpteur, il n’y a rien en dehors de l’exposition pour prolonger le voyage. C’est très dommage, les vendeurs ont raté un gros chiffre d’affaires et les promeneurs qui ont envie de voyage seront déçus.
J’ai croisé un couple venu de Montpellier pour visiter l’exposition, rien que parce qu’ils sont fous de l’île de Pâques, vous pouvez imaginer leur déception ?

En conclusion, si vous venez juste pour l’exposition et pour flâner ensuite dans la foire, ça vaut vraiment le détour.
Mais si vous souhaitez acheter des souvenirs de Polynésie, il n’y aura pas grand-chose à rapporter.
Pas grave, vous êtes en Normandie bon sang ! C’est le moment de rapporter des produits normands 😉

Foire internationale de Caen
Jusqu’au 24 septembre 2012
Le site des organisateurs
À 3 heures de Paris en voiture
À 2 heures de Paris en train. Et après la foire, la ville est très jolie et la mer est à 10 minutes en voiture.

Si vous voulez en savoir plus sur les cultures polynésiennes, découvrez l’association Maohi  Paris

Un gros merci à Céline Ripoll qui m’a permis de prendre des photos côtés coulisses !

PS : je ne suis pas sponsorisée, ni par la foire, ni par l’office du Tourisme, ni par qui que ce soit, ce billet est totalement personnel

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