pavlova fraises et rhubarbe ©cocineraloca.fr

Il y a quelque temps sur Facebook, nous avons eu une discussion entre blogueuses à propos des recettes anglo-saxonnes de rhubarbe : sur toutes les photos, leur rhubarbe est rose, alors qu’en France, notre rhubarbe à nous est verte. Les anglais et les américains cultiveraient-ils une variété de rhubarbe inconnue sous nos cieux, qui serait d’un rose bien net ? Que nenni ! Je suis allée récemment à Londres, et de passage sur un marché, je peux vous certifier que leur rhubarbe est bien la même que la nôtre.

Comment font-ils donc pour avoir de la rhubarbe rose ? Je vais vous révéler leur secret (ne me remerciez pas…). J’ai utilisé ledit secret pour cette pavlova à la rhubarbe et aux fraises.
En fait de secret, il y a plusieurs trucs. Tout d’abord voyons les trucs culinaires : il faut déjà cuire les tiges de rhubarbe sans les peler, pour conserver au maximum la couleur de la base des tiges, qui tirent vers le rouge avant cuisson. Ensuite, nos amis qui causent l’anglais ont recours devinez à quoi ? Au sirop de grenadine, et oui ! Ils ajoutent un peu de sirop de grenadine bien rose à la cuisson de la rhubarbe pour colorer les tiges.

Rhubarbe verte et rose avant cuisson©cocineraloca.fr

Pour une cuisson au four, ça donne ça. Vous avez remarqué, dans mon plat, il y a des tronçons bien roses (ceux pris dans la base de la tige, qui est assez rouge) et les autres, nettement plus verts, qui proviennent de l’extrémité située vers la feuille. L’adjonction de sirop de grenadine a renforcé la couleur des tronçons un peu rouge mais à peine changé celle des morceaux les plus verts.

Rhubarbe verte et rose après cuisson ©cocineraloca.fr

Et ensuite, comment fait-on ? Tout bêtement, on trie les tronçons de rhubarbe, on sélectionne les plus roses, et on les utilise… pour faire la photo du dessert ! Vous avez compris maintenant ? On n’est pas dans le domaine de la cuisine, mais bien dans celui de la photo et du stylisme culinaire, on arrange la réalité pour un joli effet visuel. Ici, pour cette photo, j’ai donc trié mes tronçons les plus rouges (merci la peau de la rhubarbe, merci la grenadine) et je les ai disposé sur la pavlova.
Les autres tronçons (verts) ont agrémenté un autre dessert. Et voilà, maintenant, vous savez pourquoi la rhubarbe ça peut être rose !

Et moi qu’est-ce que j’en pense ? Franchement, je ne suis pas fan de l’adjonction de sirop de grenadine (ou autre sirop rouge) juste pour donner de la couleur, parce que ça dénature le goût de la rhubarbe. Je préfère faire une tarte classique comme celle-là, c’est tout aussi bien. D’autre part, je m’interroge sur cette volonté de tricher avec la nature : pourquoi vouloir obtenir du rose avec une plante qui est verte à la base ? Est-ce qu’on ne s’éloigne pas un peu trop de la cuisine ?

Pour finir, si ma photo de pavlova vous fait envie, patience, je vais bientôt publier la recette…

 

Mise à jour : Hélène vient de me dire que les anglais forcent la rhubarbe entre décembre et mars, et la cultivent à l’abri de la lumière, ce qui la rend rouge à cette période. Merci à elle de résoudre cette énigme culinaire. Après, vu que chez nous, on ne trouve pas de rhubarbe rouge vif, vous savez ce que vous pouvez faire si vous voulez en obtenir.

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