Yorkshire pudding

Comme promis, la recette du célébrissime Yorkshire pudding. A l’origine, on le cuisait en même temps que le rosbif, mais on le servait juste avant la viande.
Ce plat servait à caler les convives avant la viande, chère à l’achat, et cela permettait donc de faire des économies sur les quantités de rosbif servies. De nos jours, il sert plutôt à saucer le jus de viande et se présente le plus souvent sous forme individuelle.

Matériel nécessaire : un petit plat à four rectangulaire en métal ou un moule à muffins en métal

Ingrédients pour 6 personnes

275 ml de lait
2 œufs
125 g de farine
½ cuiller à café de sel
Graisse du rôti de bœuf, saindoux ou huile neutre pour graisser le plat

Réalisation
Préchauffer le four à 230°C. Verser la farine et le sel dans un saladier. Creuser une fontaine au milieu, ajouter le lait et les œufs battus, bien mélanger.
Graisser abondamment le plat ou les alvéoles du moule à muffins avec le corps gras choisi. Enfourner le plat graissé, mais vide pour 4 à 5 min, le temps de faire fondre le gras et de chauffer le plat. Sortir alors le plat du four en prenant soin de ne pas se brûler et le remplir avec la pâte. Attention, il risque d’y avoir des projections vu que le plat est très chaud ! Enfourner et laisser cuire 15 min pour le moule à muffins et environ 35 min pour le plat rectangulaire. Le Yorkshire pudding va monter comme un soufflé.
Servir dès la sortie du four en accompagnement du rostbeef, avec le jus du rôti.

Attention aux points suivants :
Ne pas utiliser de beurre pour graisser le plat, il va brûler et noircir, et les puddings seront tout tachetés de noir. Il faut impérativement utiliser un corps gras résistant à haute température

De même éviter l’emploi de plat en porcelaine ou céramique, ils risquent de casser au moment de verser la pâte dedans, en raison du choc thermique

Il faut compter l’équivalent d’une cuillerée à soupe de gras par personne pour ce plat : la pâte est en même temps légèrement frite et cuite au four, c’est ce qui donne au Yorkshire pudding sa texture particulière

Le Yorshire pudding sert à saucer la « gravy », la sauce anglaise classique réalisée avec le jus et le gras du rôti, des oignons, du bouillon de bœuf, le tout épaissi avec un peu de Maïzena. Personnellement, je préfère simplement détendre le jus du rôti avec un peu d’eau.

Source :
Traduit et adapté de « Easy British Cooking », éditions Ryland, Peters & Small

Crazy foodie in London : mon séjour chez les Grands Bretons

Enfin ! La cocinera loca remet les pieds sur son blog, et par la même occasion, sur le territoire britannique.

Pour parodier le slogan du train qui m’a permis de traverser, la Manche, depuis quand n’étais-je pas allée à Londres ? Heu, cela faisait 22 ans !

Il y a loin entre la cité de mon adolescence, et celle où j’ai fêté mon anniversaire la semaine dernière : je ne m’intéresse plus vraiment à la mode, les squats et les boîtes font partie d’un passé révolu, et j’ai troqué le Londres populaire et underground de ma jeunesse pour un séjour du côté de Trafalgar Square, une visite chez Harrods et une descente gastronomique à Borrough Market.

Voici un aperçu gastronomique en images, en attendant ma prochaine recette, celle du Yorkshire pudding of course !

J’ai tout mis sous forme de diaporama, et c’est le tout premier que je fais, j’espère qu’il n’y aura pas de bugs 😉

Edition du 27 février 2011 : suite à la mise à jour de WordPress 3.1, le diaporama ne fonctionne plus. Si j’arrive à trouver une alternative, je remettrai un nouveau diaporama en ligne dans les  jours qui viennent où bien une autre solution

 

[slideshow]

Tea for two : scones décadents à la crème caillée et aux framboises (Devon cream tea)

scones © cocineraloca.fr

Voici la suite de la série de recettes anglaises que j’ai commencé à publier (autres recettes ici et ). En prévision de l’automne et des premiers frimas, j’ai choisi de vous présenter les scones, un des rares classiques de la cuisine britannique à être connu et apprécié outre-manche.
J’aime les scones comme on les présente pour le Devon cream tea : on tartine les scones tout chauds de « clotted cream » et on ajoute de la confiture de fraises (et en plus on met du beurre). Comme je déteste le goût des fraises cuites, je les ai remplacées ici par des framboises, surgelées certes, mais de mon jardin.

Mise à jour du 24 janvier 2013 : quand j’ai publié cette recette, on ne trouvait plus de clotted cream en France. Depuis que Marks & Spencer a fait son retour en région parisienne on en trouve dans le rayon alimentation de leurs magasins. Si vous passez par là, la clotted cream se congèle très bien, n’hésitez pas à faire des provisions 😉

(suite…)

Flummery au cassis (cuisine anglaise, suite)

flummery au cassis ©cocineraloca.fr

Voici une deuxième recette anglaise traditionnelle tirée de mon livre du National Trust. Le mot « flummery » viendrait du gallois« ilimru » et désignait à l’origine des plats à base d’avoine consommés avec des sauces de fruits. Cette version à base de crème fouettée daterait du 19ème siècle.

J’ai choisi cette recette parce qu’elle est à base de cassis, un petit fruit que j’adore (et encore plus l’odeur des feuilles des pieds de cassis) et qui me semble passé de mode en région parisienne. On trouve facilement des framboises, des myrtilles ou des groseilles sur les étals de marchés parisiens, mais du cassis ? J’ai dû ramener le mien d’un week-end en Normandie pour pouvoir faire cette recette. Les proportions sont généreuses et j’ai congelé le surplus de préparation, qui s’est transformé en délicieuse glace au cassis ! Pensez-y si vous vous lancez dans cette recette. (suite…)

Fool aux groseilles et sirop de sureau (Elderflower and red currant fool)

Fool aux groseilles et sirop de sureau ©cocineraloca

Je fais partie des givrées qui adorent la cuisine anglaise. Si ! Si ! J’imagine déjà les ricanements des lecteurs qui croient que les britanniques ne se nourrissent que de fish and chips et poussent des cris d’orfraie quand on évoque l’agneau à la menthe (je suis sûre qu’ils n’ont jamais goûté). La cuisine anglaise est effectivement capable du pire comme du meilleur, mais à mon sens la cuisine française aussi : imaginez un touriste qui penserait que les français ne mangent que de la choucroute en boîte et des tripes à la mode de Caen ? Pour moi, la cuisine anglaise évoque les scones avec de la clotted cream, les fools à base de fruits rouges, les possets, le Yorkshire pudding etc.
Donc j’ai décidé de vous faire partager le meilleur de la cuisine anglaise en publiant quelques recettes tirées de « Complete Traditional Recipe Book » par Sarah Edington, un livre édité par le National Trust Books
D’autres recettes suivront au fil des mois et du temps dont je disposerai pour les traduire et les tester.
Si vous lisez l’anglais, allez faire un tour ici et , ça devrait vous intéresser

Voici donc la première recette. D’après mon bouquin la première mention d’un groseiller en Angleterre date de 1276. C’est dire si cette recette est ancienne.
Le sureau doit être aussi commun dans les campagnes anglaises que dans celles de ma Normandie natale. Pour les urbains comme moi, j’ai acheté une bouteille de sirop de sureau à l’épicerie d’un magasin Ikéa !

sirop de sureau ©cocineraloca.fr

Fool aux groseilles et sirop de sureau

Réalisation 1h + 2h de repos au frais
Cuisson : 10 min environ

Ingrédients
250 g de groseilles
80 g de sucre en poudre
4 cuillers à soupe de sirop de sureau
20 cl de crème liquide
1 cuillerée à soupe de sucre glace

Réalisation
Purée de groseilles : passer rapidement les groseilles sous l’eau courante pour éliminer les poussières et débris. Egrainer à l’aide d’une fourchette et disposer les baies de groseilles dans une casserole. Couvrir et cuire à feu très doux jusqu’à ce que les fruits cuisent et rendent du jus. Passer au mixeur pour réduire en purée. Laisser refroidir et tamiser cette purée à l’aide d’un tamis, d’un chinois ou d’une passoire. A mon sens c’est l’étape la plus fastidieuse de la recette. Sucrer la purée et ajouter le sirop de sureau
Crème Chantilly : battre la crème liquide à l’aide d’un fouet, incorporer le sucre glace quand la crème commence à épaissir, arrêter quand la crème a doublé de volume, est bien ferme et forme des pics autour du fouet.
Réserver quelques cuillerées de purée de groseilles pour la décoration. Incorporer délicatement la purée de groseilles à la crème chantilly à la spatule.
Montage : à l’aide d’une cuiller ou d’une poche à douille, répartir la crème obtenue dans des ramequins ou des verrines en alternant avec la purée de groseilles réservée. Finir par un peu de purée de groseilles et décorer avec quelques baies de groseilles. Mettre au frais au moins deux heures avant de servir.

Pour finir, je rappelle aux distraits que les fruits rouges, ça tache….

En visitant La Cocinera loca, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer