En ce jour de finale de la coupe du Monde de football, voici une recette très particulière, que je dédie à mon frère et ma sœur, en mémoire de notre grand-mère, qui nous a quittés voici deux mois.
Elle était pied-noire espagnole, et j’espère que là où elle est, elle aura le plaisir de voir ce soir la victoire de l’Espagne contre les Pays-Bas, si Paul le poulpe ne s’est pas trompé.
Chantez donc avec nous et Manuel Escobar (nan nan c’est pas kitch, juste daté!) Que viva Españaaaaaa !

23h03 SPECIAL EDIT ! Trop contente ! promis pas de recette de poulpe pendant au moins 1 an sur mon blog !

Toute ma famille vous le dirait, elle n’était pas vraiment une cuisinière formidable, mais il y a un truc qu’elle réussissait merveilleusement bien, les pralines. On avait droit chacun à notre petit pot personnel, à Noël, mais aussi à nos anniversaires.
Je ne les fait pas aussi bien qu’elle, et celles que vous voyez sur la photo sont juste honorables. Cela faisait 3 ans que je n’en avais pas fait et j’ai perdu un peu la main, elles ne sont pas parfaitement enrobées. Celle que vous voyez à droite sur la photo tout en haut, recouverte d’un caramel plus brillant correspond à mon goût personnel. : nettement plus casse-gueule que les pralines ordinaires, ma grand-mère les faisait ainsi, rien que pour moi ¡Muchas gracias abuelita !

Elle les faisait à la pied-noire avec notre mesure traditionnelle :  le verre à moutarde. J’ai tout mis dans la balance pour vous donner des mesures précises, mais faut pas déconner, j’ai pris d’abord mon verre à moutarde pour les quantités 😉

Matériel spécifique
1 spatule supportant la chaleur, deux fourchettes en métal, 1 plaque à pâtisserie recouverte de papier cuisson ou d’un tapis de cuisson en silicone, et pas mal d’huile de coude !

Ingrédients
100 g d’amandes entières avec la peau
150 g de sucre
3 cuillers à soupe d’eau

Réalisation
Préparer la plaque à pâtisserie, en la chemisant de papier cuisson ou avec le tapis de silicone. La poser sur un dessous de plat ou sur une surface supportant la chaleur. Mettre le sucre dans une casserole, mouiller avec l’eau et surfer sur le net pendant 10-15 min, le temps que le sucre soit bien humecté. Poser les amandes dessus et mettre à chauffer à feu doux, le temps que le sucre se liquéfie, sans remuer. Une fois que le sucre s’est liquéfié, mélanger régulièrement et sans arrêt, jusqu’à ce que sucre prenne la couleur d’un caramel très clair. Sortir la casserole du feu (mais ne pas éteindre) et continuer à mélanger vigoureusement : le sucre va prendre une consistance sableuse et se détacher des amandes. Pas de panique, c’est normal. Remettre quelques instants sur le feu toujours en remuant, le temps que le sucre se liquéfie un tout petit peu (mais pas trop, sinon il faudra recommencer l’opération précédente)  et enrobe bien les amandes. Sortir la casserole du feu et verser le contenu immédiatement sur la plaque. Sans perdre de temps, séparer les pralines à l’aide des deux fourchettes en métal. Si certaines collent de trop, remettez les à chauffer quelques secondes dans la casserole pour pouvoir les séparer. Laisser bien refroidir avant de déguster et surtout résister à l’odeur délicieuse des pralines chaudes parce que sinon, il y a risque de brûlures graves.

Les pralines supportent mal l’humidité, donc il faut les conserver dans un bocal à confiture bien fermé, ou une boîte en métal.
Certains recettes préconisent de mettre le même poids de sucre et d’eau dans la casserole et d’ajouter les amandes en même temps, avant de porter à ébullition. Ma grand-mère ne le faisait jamais, et je fais comme elle : s’il y a trop de flotte, on peut obtenir des pralines avec des amandes toutes molles à l’intérieur, et c’est gustativement décevant
Si vous trouvez, achetez des amandes de la variété non pareil, qui viennent de Californie. Elles sont un peu plus chères à l’achat, mais elles sont très croquantes, et parfaites pour les pralines.
On peut faire les pralines avec des amandes mondées (sans la peau) mais le sucre n’accroche pas aussi bien.

Et spécial dédicace pour mon frère : Manue utilisait son évier en inox parce que le silicone et le papier cuisson, de son temps, ça n’existait pas !

Et pour finir, pour toute ma famille, comme disent les mexicains Cielito Lindo avec le fameux refrain « Canta y no llores »

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